Tu fais la gueule ?


Les filles boudent, dit-on. Mes les garçons aussi ! Pourquoi se renferme-t-on soudainement ?

— « Qu’est-ce qu’il t’arrive, tu fais la gueule ?

— Non, non. Rien.

— Ah bon. »

Eh voilà. Fin du dialogue. Chacun retourne dans son coin, l’un est frustré et l’autre est dubitatif. À moins qu’il ne soit soulagé d’avoir échappé à l’orage.

Le silence dans le couple, ça cache quoi ?

Pourquoi choisit-on de ne rien dire ? D’ailleurs, d’ailleurs, choisit-on vraiment ? Raison n°1 : parce qu’on bout ! Mille pensées se bousculent, mais par laquelle commencer ? Si on se met à ouvrir les vannes, c’est un torrent de reproches qui déferlera sur l’objet de notre colère et l’inondation risque de faire plus que des dégâts matériels.

On pourrait dire « Quand tu as dit ça, ça m’a fait ça. », mais souvent, on ne sait pas exprimer son désarroi ; ou on n’ose pas exprimer son désarroi. Alors, on se mure dans le silence en pensant que ça va passer, qu’on va pouvoir encaisser tout ça. Après tout, on n’est pas en sucre. Bien sûr qu’on peut. Mais pas longtemps. Et puis, ce n’est pas très bon de garder une tension au fond de son ventre. Ça génère du stress.

Le syndrome de la cocotte-minute

Comme un bordélique nie qu’il est grand temps d’attaquer cette pile de vaisselle qui envahit l’évier, le bord de l’évier et le dessus du frigo tellement tout ce petit monde déborde de son cadre, le taiseux garde en lui sa rancœur, et l’accumule, l’accumule, l’accumule… jusqu’à ce qu’il se mette à péter les assiettes, les verres, et meurt d’envie de planter ses fourchettes dans l’œil du premier venu. De préférence, le conjoint.

« Non, non, si je me mets à lui dire ce que je pense, ça va soulever un lièvre et bonjour la crise après ! Autant pas la ramener. ». Plutôt se taire que se faire comprendre, se dit-on. Et puis, c’est fatigant les conflits ! Alors, on garde ses petites rancœurs pour soi, on se convainc qu’on peut s’arranger avec le silence, on met son masque de Moitié Parfaite et on croise les doigts en même temps qu’on se tord l’estomac.

Mettre des mots sur ses émotions

Et si on apprenait à mettre des mots sur nos émotions ? On pourrait dire ce qui nous contrarie, nous fait envie, nous met en colère, nous frustre, nous chagrine, etc. Encore plus fort : on pourrait aller jusqu’à dire ce qui nous rend heureux, nous fait plaisir, nous électrise, aussi. On s’exprimerait dans un langage que Moitié Bis pourrait comprendre et auquel il pourrait même répondre ! On se parlerait de façon cohérente. Et qui sait ? On finirait peut-être par s’embrasser ?

J’explique comment mettre des mots sur ses émotions chapitre 6, Un couple, c’est deux tempéraments. Eh oui, parler le langage du cœur, ça s’apprend ! Tout est donc possible.

Prune Quellien

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