Comment dire les mots qui fâchent… sans se fâcher ?


Plutôt que d’accuser le conjoint de ne pas être à la hauteur de nos attentes, si on remplaçait nos reproches par des mots sincères ?

Les conflits de couple ont souvent la même structure, décortiquée de façon hilarante par Gad Elmaleh dans son sketch « La cigarette », où il va jusqu’à provoquer une dispute avec sa copine dans le seul but de s’en griller une petite. Un summum de perfidie !

La mauvaise foi se dissimule souvent dans les conflits conjugaux. C’est qu’il est plus facile de reporter la faute sur le conjoint que d’assumer nos propres sentiments, surtout quand il s’agit de ce qui nous agace ou nous choque. Et, bien au-delà du couple, les stratégies d’évitement du conflit touchent tous les cercles relationnels. Observons nos comportements sociaux. Savons-nous vraiment exprimer nos sentiments à nos proches, au travail, à notre entourage… et même à nos enfants ?

Prenons-nous la peine de dire :

« Je suis fâché parce que j’espérais que tu m’attendrais » plutôt que « Tu m’énerves à être toujours en retard ! » ?

L’exemple le plus flagrant se trouve dans les motifs de rupture. Au mieux, on s’entendra dire « Je ne suis plus amoureux », au pire ce sera « Tu es trop bien pour moi » (si possible, envoyé par SMS). Pourquoi ne pas dire ce que l’on ressent, honnêtement ? À entendre certains de mes clients, le sentiment qui les envahit est la peur de faire souffrir l’autre. Comme s’il ne souffrait pas suffisamment d’avoir été quitté, il doit en plus se charger de comprendre l’incompréhensible ! Que se passe-t-il ensuite ? Celui qui quitte est pris dans une spirale de mensonges, qui creuse encore plus a culpabilité. Ça vaut vraiment la peine de chercher à ne pas faire souffrir !

Acceptons ce fait : on ne peut pas éviter à quelqu’un de souffrir. En revanche, on peut lui éviter de souffrir… trop longtemps. Dire, par exemple :

« Je ne me sens plus attiré » plutôt que : « Tu n’es pas assez féminine »

« J’aurais aimé que ce soit différent, mais je n’ai plus de désir », à la place de : « Je ne t’ai jamais aimé »

« Si je dois être honnête, j’ai commencé cette relation parce que j’avais envie d’être amoureux de toi, mais je ne le suis toujours pas… et je le regrette moi aussi », au lieu de : « On est trop différents, toi et moi »

« Je n’étais pas attiré suffisamment pour continuer. Et contre ça, on ne peut rien faire, tu le sais bien n’est-ce pas ? », de préférence à : « Je n’aime pas ton corps ».

Les mots honnêtes sont aussi difficiles à dire qu’à recevoir, mais ils ont le mérite d’apaiser la blessure narcissique, parce qu’ils parlent à l’intelligence de l’autre.

Prune Quellien

Mini Prune HomeVous ignorez quels mots utiliser pour parler à votre conjoint ? Je vous invite à prendre rendez-vous, je vous aiderai à mettre vos idées au clair.

 

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