Je sens qu’il s’éloigne de moi


Il se dit : « Je ne sais pas comment rompre ». Elle pense : « Je sens qu’il veut me quitter ».  Que faire de ces pensées, de part et d’autre ?

Imaginons que A ne se sente plus amoureux[1], mais qu’il ait peur de faire du mal à B en lui disant que c’est fini entre eux. Pendant quelques temps, il fera semblant de l’aimer encore, continuera à lui dire Je t’aime, mais ses mots d’amour sonneront faux : ses regards fuyants, son corps distant traduiront son désamour.

Le drame (ou la chance ?), c’est que B ne peut pas être sûr du détachement de son amoureux(se) pour la raison que tout le monde connaît : ce n’est pas écrit sur notre front ! Quand on est amoureux, on ne lit pas : « Occupé ! » et quand on ne l’est pas, ou plus : « Libre ! ». On ne passe pas davantage du rouge au vert.

Nous ne sommes pas des taxis !

L’intensité de nos sentiments respectifs étant illisible, il nous faut composer avec la seule chose qu’il nous reste : notre instinct de survie !

Je suis malheureux, je pars. Je suis heureux, je reste.

Donc, que doit faire A s’il n’aime plus “comme avant“ ? Mentir ? Attendre que ça revienne ?

Rappelons la base : le sentiment amoureux est un mouvement permanent, comme une vague. Un jour, on est très amoureux, l’autre, moins, puis encore très fort, par moments plus du tout ou mouais bof, ni plus ni moins… Des pics, des creux et des plats. C’est bizarre. On se dit qu’on devrait être tout le temps réchauffé par ce sentiment génial, comme dans Sur la route de Madison, mais par moments il nous échappe, malgré nous. Mais c’est ainsi : on n’aime pas H24 ! C’est donc normal de ne pas avoir des papillons dans le ventre du matin au soir et du soir au matin. C’est même souhaitable, sinon quand aurait-on le temps de travailler, d’avoir des amis, de regarder Game of Thrones en mangeant des chips en chaussettes (nous, pas les chips) ?

Ceci étant dit, si le tsunami des débuts se réduit à une vaguelette immobile, aucun miracle n’y changera rien… En revanche quelques mots francs pourront remuer cette mer bien calme.

C’est ce que doit faire A : dire simplement « Je ne suis plus amoureux ». C’est simple et honnête. Tout le monde peut comprendre ce que ça veut dire, car nous avons tous fait l’expérience d’être devenu indifférent à quelqu’un qu’on aimait. Même B, qui souffrira de cet aveu pour un moment, mais saura surmonter l’épreuve plus vite grâce à l’honnêteté de son ami, devenu ex-ami.

Ce qui est difficile dans la rupture n’est pas seulement la perte de l’autre, mais le sentiment d’avoir été dupé.

Le pressentiment de B était bel et bien réel ! À défaut d’être encore aimée en retour, elle n’aura pas – en plus – été prise pour une c…. Cloche ! Son travail désormais sera d’accepter le désamour, aussi honnêtement qu’elle aura entendu l’aveu de rupture.

Ils pourront ensuite chercher à comprendre quels comportements les ont détachés l’un de l’autre et redonner une chance à leur couple, ou refaire leur vie chacun de leur côté.

 

Prune Quellien

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[1] Le masculin générique dans une configuration hétérosexuelle a été choisi pour cet article… mais pas de doute, la Planète Couple est peuplée d’hommes et de femmes de toutes sexualités.

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