Penser, c’est tromper ?


À quel moment commence la tromperie ? Quand on passe à l’acte ou quand on entretient une relation ambigüe avec quelqu’un ?

Chacun de nous a déjà, au moins une fois dans sa vie, fantasmé sur quelqu’un. Sexuellement, amoureusement ou les deux. Innocent au début, ce fantasme peut mener à une situation bien complexe, même s’il se limite à la pensée. Surtout quand on est en couple.

Fantasmer, est-ce tromper ?

Difficile, lorsqu’on traverse une crise de couple, de résister à la tentation de se confier à quelqu’un de passage. Le besoin d’être compris par une personne du sexe opposé (quand on est hétéro. Ou du même sexe quand on est homo) peut justifier qu’on transfère sur un nouveau sujet ce que l’on n’a plus à la maison. Ce “tiers providentiel” devient miraculeusement celui qui peut nous sauver de la perdition. Enfin, on se sent compris ! Mais quand l’intérêt grandit entre celui qui est perdu et celui qui passe par là, et déclenche sentiments et désirs coupables, que faire de cette relation bancale ?

Essayons de nous mettre à la place de chaque protagoniste de la relation extra-conjugale :

Le couple face à l’amant / la maîtresse

D’où vient le besoin de se confier à un tiers ? D’une mauvaise communication au sein du couple ? D’une lassitude d’au moins un des deux conjoints ? C’est cela qu’il faut affronter. S’il y a des problèmes, c’est au couple de les régler entre eux, pas à une troisième personne de les régler pour eux. Celui du couple qui entretien une relation avec un tiers providentiel (le sauveur) prend le risque de lui faire croire qu’il existe réellement en-dehors de la relation légitime, alors qu’il n’existe qu’en tant que fantasme. Un fantasme d’une relation où on est compris, aimé, désiré… sauf que ce n’est pas la bonne personne qui incarne ce fantasme, car ce n’est pas le conjoint. C’est donc un leurre.

Il se peut aussi qu’on se soit trompé de couple légitime et que le tiers soit en fait la bonne personne. Dans ce cas, il faudra se séparer pour lui laisser sa chance. Pas facile de renoncer au connu, insatisfaisant mais rassurant, pour le à connaître, prometteur mais risqué. Choisir n’a rien de réconfortant. Mais renoncer, c’est peut-être se laisser une chance d’être plus heureux ? À chacun d’estimer son besoin de sécurité.

Changement de rôles : le mari devient l’amant, l’épouse devient la maîtresse

Il y a de quoi y croire. Représenter un espoir de renouveau, être vu comme un être exceptionnel, quoi de plus valorisant ? Mais attention au déni ! Il faut comprendre qu’une relation amoureuse est prometteuse quand elle part sur des bases saines. C’est-à-dire que les deux acteurs lui auront fait place nette. En résumé : pas d’ex-conjoint alentour ! Ni physiquement, ni mentalement.

Alors, on pourra penser librement, sans risquer de tromper. Ni de se tromper.

Qu’en pensez-vous ?

Prune Quellien

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