Et si on se trompait de fantasmes ?


Parfois, quand on veut faire plaisir, le jeu amoureux peut vite se transformer en jeu de dupes.

Nous avons tous besoin d’être touchés, caressés, cajolés. À la base de la théorie de l’attachement, vous avez peut-être d’ailleurs entendu parler de l’expérience de Harlow en 1979, qui consistaient à laisser un bébé singe seul dans une cage en fer avec un biberon ? Le petit, sans nourriture affective (les bras de sa mère, mais aussi son regard), se laisse dépérir. Dans une deuxième expérience où on a fabriqué deux simulacres de mère, l’un entouré d’un tissu doux mais sans biberon, et l’autre composé de fils de fer avec biberon, le petit choisit celui en tissu. Le besoin de contact prime sur celui de se nourrir.

Notre corps a besoin d’être touché

Le défaut de soins corporels peut se révéler cruel lorsqu’arrive le temps d’aimer à deux et qu’on n’exprime que peu le besoin de câliner, voire qu’on n’aime pas beaucoup être touché, alors que notre compagne (compagnon) est demandeur (demandeuse) de chaleur humaine. Les désaccords commencent là.

Dire « J’aime-j’aime pas »

Les couples épanouis trouvent en partie leur équilibre dans la satisfaction des besoins sexuels et émotionnels de chacun. Mais encore faut-il qu’ils se parlent ! Comment savoir où se trouvent nos limites si nous ne nous en parlons pas ? Comment ne pas créer de quiproquos au creux du lit si nous ne disons pas ce que nous aimons et ce que nous n’aimons pas, tout simplement ? Comment ne pas entretenir le doute dans la tête du partenaire si nous faisons semblant « d’aimer ça » ? Quel message lui envoyons-nous ?

Elle a l’air d’aimer ça, super, je continue !

Refusons de faire le lit du politiquement correct

Que se passera-t-il alors ? Il (elle) continuera… de faire semblant ! Et vous continuerez, tous les deux, à entretenir un quiproquo. C’est satisfaisant pour qui, cette situation ? Nous présupposons trop que les hommes aiment ceci et les femmes cela. La société nous conditionne à adhérer à des fantasmes pré-pensés, alors que chacun a sa propre sensibilité. Et que dire de ces femmes qui se croient obligées de se transformer en assoiffées de sexe pour faire plaisir à leur amoureux (amoureuse) si ce dernier (cette dernière) ne dit rien du fait qu’il (elle) n’aime pas les assoiffées de sexe ?

Arrêtons de faire semblant : nous nous privons d’un plaisir plus grand

Nous avons tout à gagner à nous parler, car c’est la somme de toutes ces faiblesses qui nous rend exceptionnels aux yeux de celui (celle) qui se met à nu avec nous. Sans compter que les confidences sur l’oreiller créent des situations amusantes susceptibles de devenir torrides ! Assurément, ne nous en privons pas ! « Faire l’amour », ça veut bien dire ce que ça veut dire, non ? C’est « mettre l’amour en pratiques, incarner le sentiment amoureux, le faire passer dans notre chair ». Beau programme, vu comme ça, n’est-ce pas ?

Prune Quellien

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